culture

Villeurbanne 2022 #3 : l’art contemporain fait la part belle aux habitants

Avec « La Fabrique du Nous », l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne ouvre aux habitants de la ville la fréquentation des artistes et des œuvres. A partir du 3 mars 2022.

Créer du lien de proximité avec l’art comme moyen, tel est le principe qu’ont voulu donner à « La Fabrique du Nous » les équipes conjuguées de l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne (IAC) et de l’URDLA (le centre de l’estampe qui expose, par ailleurs, les œuvres de Valère Novarina). Un projet collectif, enthousiasmant autant qu’ambitieux, car il ne s’agit pas moins que de renouveler profondément l’esprit et les méthodes de la médiation culturelle en interrogeant concrètement une notion : la démocratie culturelle.Des fabriques et des retours d’expérience

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Mâchefer, Lara Almarcegui ©Lara Almarcegui

Au départ, « La Fabrique du Nous », c’est très simple : il s’agit d’une exposition réunissant les œuvres de cinq artistes dans l’espace de l’Institut : Lara Almarcegui, Pauline Julier, Irène Kopelman, Laura Sellies, Emilija Skarnulyte, toutes femmes, et d’origines différentes. Jusqu’ici rien d’inouï. « Mais, nous fait remarquer Nathalie Ergino, directrice de l’IAC, ce n’est là que le tiers de notre travail. Nous avons toujours tendance à nous reposer sur l’exposition. Elle est prête et donc tout est fait. En réalité, non. Reste tout un calendrier de ce que nous appelons des fabriques et qui sont, dans leur conception, leur préparation et leur événement, des actions. Pour nous, c’est, pour chacune de ces actions, le travail équivalent d’une petite expo ! »Chacune de ces fabriques est une rencontre entre habitants, en présence d’un artiste, dans la rue. Ces rencontres sont imaginées à partir des œuvres de l’exposition, dans le cadre du thème donné à ce premier numéro de la Fabrique du Nous : Quels territoires ? « S’il y a bien, par conséquent, une sorte de cahier des charges en amont de la fabrique, poursuit Nathalie Ergino, l’idée est toutefois celle d’une action collective. On va vivre quelque chose ensemble dans un cadre déterminé au départ, mais au fond, on ne saura expliciter vraiment ce qu’on a vécu qu’au moment où on prendra du recul, c’est-à-dire dans un second temps, celui d’une restitution, un retour d’expérience que les participants sont chaleureusement invités à élaborer avec les artistes. »Un programme territorialisé

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©IAC

Une exposition à l’IAC, des artistes dans les rues avec les habitants, d’autres lieux, dits « voisins », pour servir de jalons à ces promenades, tout cela ne pouvait que donner lieu également à une cartographie symbolique, représentation amusante munie de pictogrammes significatifs, où d’un seul regard on peut saisir clairement la structure de l’événement.Quant aux fabriques les plus marquantes, citons d’abord celle qui lancera la manifestation le 3 mars, emblématique à bien des égards : Divisor, œuvre pour laquelle l’artiste brésilienne Lygia Pape a inventé un protocole activé à l’aide de participants. Ces derniers, tous placés sous un même drap blanc immense percé de trous, forment une foule d’êtres humains en promenade, la tête séparée du reste du corps, unie à toutes les autres têtes par un même « vêtement ».  Une métaphore poétique et politique de la notion de « tissu social » que les participants, sans aucun doute, incarneront dans la bonne humeur !Il y a aussi Mâchefer, l’œuvre de Lara Almarcegui visible à l’IAC, qui s’inscrit à plus d’un titre dans l’esprit de la Fabrique du Nous et de ce numéro sur les territoires. D’abord, parce qu’il faut savoir que le mâchefer a été le matériau de construction le plus utilisé à Villeurbanne. Mais surtout parce qu’à l’origine, l’artiste a été contactée par une association de villeurbannais qui ont attiré son attention sur les « Maisons Castors » et l’improbable aventure, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, de huit familles de Villeurbanne qui ont elles-mêmes construit leur logement en unissant leurs compétences. « Lara Almarcegui nous a contacté, nous raconte Nathalie Ergino, les habitants également, et il s’est créé une passerelle entre ce travail qu’elle mène avec eux, une œuvre qu’elle réalise à l’IAC, et une publication que nous faisons en commun. »Ou encore la fabrique conçue par Cynthia Montier et Ophélie Naessens, rituel de marelle et tentative ésotérico-géographique recourant aux pierres magiques et marelles spirituelles, autour des histoires cachées du territoire local, à ne pas manquer !

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Cynthia Montier et Ophélie Naessens, Rituel de marelle ©IAC

Autre action marquante, la fabrique « Marcher le périph ». Il s’agit d’une marche collective avec Cyril Bron, artiste marcheur. Les 20 et 21 avril, de 17 à 19h on parcourra « cette frontière à la fois mobile et statique qu’est le périphérique », une façon de découvrir le territoire urbain d’un point de vue décalé. Puis on se retrouvera pour un retour d’expérience à l’IAC le 22 avril.Un travail de fond que le label « Capitale française de la culture » vient mettre en lumièreDepuis maintenant de longues années, les musées et les centres d’art ont mis au point des méthodes éprouvées pour « rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres de l’esprit ». Mais notre époque et ses profonds bouleversements (technologiques, environnementaux, politiques…) redistribuent les cartes, et les artistes, comme toujours, perçoivent ces phénomènes avec la plus grande intensité.

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Cyril Bron, “marcher le périph” ©Cyril Bron

A l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne, cela fait déjà de nombreuses années – très précisément, depuis 2009 – qu’on réunit, sans tambour ni trompette, artistes et chercheurs autour de programmes transdisciplinaires de recherche : c’est le « Laboratoire espace cerveau » de l’IAC, qui privilégie l’intuition comme moteur, les imaginaires partagés comme fondement et l’échange collectif comme mode  opératoire. « La Fabrique du Nous », une manifestation que Nathalie Ergino, la directrice de l’IAC, mûrissait lentement avec ses nombreux partenaires, s’inscrivait alors idéalement, dès le dossier de candidature, dans le programme de l’année Villeurbanne « Capitale française de la culture », un programme lui-même résolument tourné vers les habitants et la jeunesse.

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Verrière de l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne ©Blaise Adilon

On l’aura compris : Nathalie Ergino n’a pas attendu le label pour se mettre à l’œuvre, « mais celui-ci va renforcer nos actions auprès des habitants, dit-elle. Pour autant, la Fabrique du Nous n’est pas pensée comme un événement grand spectacle. C’est un événement grand public, certes, mais, pour ainsi dire, grand public de proximité ! Par ailleurs nous organisons aussi de grandes expositions pour lesquelles nous ne boudons pas notre plaisir et qui nous amènent parfois, comme pour la dernière, des revues de presse formidables. Mais pour la Fabrique du Nous, la nature de l’événement commande de privilégier le travail de terrain, nécessairement discret, plutôt que les retombées médiatiques. Et dans cette logique, nous attendons des médias qu’ils informent et fassent comprendre combien ce que nous expérimentons est différent, et comprend des enjeux différents, qu’on peut rassembler autour de la notion de démocratie culturelle. »Une durée et un lexique différents« C’est pourquoi, avec la Fabrique du Nous, j’insiste sur l’importance de l’inscription de notre travail dans la durée, poursuit Nathalie Ergino. On s’est engagé depuis longtemps à tisser une interrelation artistes-habitants qui est majeure, sans hiérarchie d’un côté comme de l’autre. Dans l’avenir, nous aimerions régler aussi notre travail sur la notion de droits culturels, qui nous conduirait à prendre en compte chez chacun des habitants que nous croisons ses propres compétences culturelles. Mais on ne va pas construire cela avec nos références aux sciences sociales et aux concepts, aussi intéressants soient-ils. Non pas que les gens avec lesquels nous voulons nous lier soient insensibles aux philosophies, mais tout simplement pour laisser le champ ouvert et libre.

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Laura Sellies, Le loup dont la queue est poussée par le vent ©Courtesy de l’artiste

« L’idée c’est d’être le plus direct possible, avec des mots les plus « appréhensibles » possibles ! C’est pourquoi il me revient, en tant que « capitaine » d’une équipe dévouée à un projet collectif, de faire attention aux formulations. De parler, par exemple, plutôt d’habitants que de publics, quand notre travail passe à l’échelle d’un territoire de proximité. Si la question c’est d’inclure, effectivement, on dira plutôt inviter à, aller vers et avec. D’où notre choix, aussi, de ce terme de fabriques.« Sans jamais nous séparer de cet impératif majeur à nos yeux, et c’est l’évidence, qui est de rester autant que possible sur cette ligne de crête : tenir la ligne artistique. Voilà la difficulté et l’enjeu de l’exercice ! »Fabrique du Nous : 2 temps forts sur les territoires et sur la voixc
Nathalie Ergino ©Blaise Adilon
Dans le cadre de Villeurbanne Capitale française de la culture 2022, l’Institut d’Art Contemporain et l’URDLA proposent deux temps forts bien distincts de la Fabrique du Nous. Du 3 mars au 30 avril : #1 Quels Territoires ? Puis, du 25 mai au 31 juillet : #2 Avec la voix.« Avec Quels territoires ?, le mot d’ordre est l’arpentage : parcourir, quadriller, éprouver et sentir le territoire par tous les moyens, précise Nathalie Ergino. Avec l’exposition sur la voix, qui convoquera des œuvres spécifiques, on s’intéressera au lien très singulier que tissent les voix. Chanter ensemble, entendre une voix, toutes ces expériences simples révèlent quantité de choses, à commencer par la présence des corps. Nous partirons donc, au mois de mai, sur la voix comme matière. Les projets artistiques des fabriques seront plus nombreux : avec la saison d’été nous serons pratiquement toujours dehors ! »
 

Publication originale intégrale : culture.gouv.frAvec « La Fabrique du Nous », l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne ouvre aux habitants de la ville la fréquentation des artistes et des œuvres. A partir du 3 mars 2022.

Créer du lien de proximité avec l’art comme moyen, tel est le principe qu’ont voulu donner à « La Fabrique du Nous » les équipes conjuguées de l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne (IAC) et de l’URDLA (le centre de l’estampe qui expose, par ailleurs, les œuvres de Valère Novarina). Un projet collectif, enthousiasmant autant qu’ambitieux, car il ne s’agit pas moins que de renouveler profondément l’esprit et les méthodes de la médiation culturelle en interrogeant concrètement une notion : la démocratie culturelle.Des fabriques et des retours d’expérience

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Mâchefer, Lara Almarcegui ©Lara Almarcegui

Au départ, « La Fabrique du Nous », c’est très simple : il s’agit d’une exposition réunissant les œuvres de cinq artistes dans l’espace de l’Institut : Lara Almarcegui, Pauline Julier, Irène Kopelman, Laura Sellies, Emilija Skarnulyte, toutes femmes, et d’origines différentes. Jusqu’ici rien d’inouï. « Mais, nous fait remarquer Nathalie Ergino, directrice de l’IAC, ce n’est là que le tiers de notre travail. Nous avons toujours tendance à nous reposer sur l’exposition. Elle est prête et donc tout est fait. En réalité, non. Reste tout un calendrier de ce que nous appelons des fabriques et qui sont, dans leur conception, leur préparation et leur événement, des actions. Pour nous, c’est, pour chacune de ces actions, le travail équivalent d’une petite expo ! »Chacune de ces fabriques est une rencontre entre habitants, en présence d’un artiste, dans la rue. Ces rencontres sont imaginées à partir des œuvres de l’exposition, dans le cadre du thème donné à ce premier numéro de la Fabrique du Nous : Quels territoires ? « S’il y a bien, par conséquent, une sorte de cahier des charges en amont de la fabrique, poursuit Nathalie Ergino, l’idée est toutefois celle d’une action collective. On va vivre quelque chose ensemble dans un cadre déterminé au départ, mais au fond, on ne saura expliciter vraiment ce qu’on a vécu qu’au moment où on prendra du recul, c’est-à-dire dans un second temps, celui d’une restitution, un retour d’expérience que les participants sont chaleureusement invités à élaborer avec les artistes. »Un programme territorialisé

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©IAC

Une exposition à l’IAC, des artistes dans les rues avec les habitants, d’autres lieux, dits « voisins », pour servir de jalons à ces promenades, tout cela ne pouvait que donner lieu également à une cartographie symbolique, représentation amusante munie de pictogrammes significatifs, où d’un seul regard on peut saisir clairement la structure de l’événement.Quant aux fabriques les plus marquantes, citons d’abord celle qui lancera la manifestation le 3 mars, emblématique à bien des égards : Divisor, œuvre pour laquelle l’artiste brésilienne Lygia Pape a inventé un protocole activé à l’aide de participants. Ces derniers, tous placés sous un même drap blanc immense percé de trous, forment une foule d’êtres humains en promenade, la tête séparée du reste du corps, unie à toutes les autres têtes par un même « vêtement ».  Une métaphore poétique et politique de la notion de « tissu social » que les participants, sans aucun doute, incarneront dans la bonne humeur !Il y a aussi Mâchefer, l’œuvre de Lara Almarcegui visible à l’IAC, qui s’inscrit à plus d’un titre dans l’esprit de la Fabrique du Nous et de ce numéro sur les territoires. D’abord, parce qu’il faut savoir que le mâchefer a été le matériau de construction le plus utilisé à Villeurbanne. Mais surtout parce qu’à l’origine, l’artiste a été contactée par une association de villeurbannais qui ont attiré son attention sur les « Maisons Castors » et l’improbable aventure, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, de huit familles de Villeurbanne qui ont elles-mêmes construit leur logement en unissant leurs compétences. « Lara Almarcegui nous a contacté, nous raconte Nathalie Ergino, les habitants également, et il s’est créé une passerelle entre ce travail qu’elle mène avec eux, une œuvre qu’elle réalise à l’IAC, et une publication que nous faisons en commun. »Ou encore la fabrique conçue par Cynthia Montier et Ophélie Naessens, rituel de marelle et tentative ésotérico-géographique recourant aux pierres magiques et marelles spirituelles, autour des histoires cachées du territoire local, à ne pas manquer !

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Cynthia Montier et Ophélie Naessens, Rituel de marelle ©IAC

Autre action marquante, la fabrique « Marcher le périph ». Il s’agit d’une marche collective avec Cyril Bron, artiste marcheur. Les 20 et 21 avril, de 17 à 19h on parcourra « cette frontière à la fois mobile et statique qu’est le périphérique », une façon de découvrir le territoire urbain d’un point de vue décalé. Puis on se retrouvera pour un retour d’expérience à l’IAC le 22 avril.Un travail de fond que le label « Capitale française de la culture » vient mettre en lumièreDepuis maintenant de longues années, les musées et les centres d’art ont mis au point des méthodes éprouvées pour « rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres de l’esprit ». Mais notre époque et ses profonds bouleversements (technologiques, environnementaux, politiques…) redistribuent les cartes, et les artistes, comme toujours, perçoivent ces phénomènes avec la plus grande intensité.

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Cyril Bron, “marcher le périph” ©Cyril Bron

A l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne, cela fait déjà de nombreuses années – très précisément, depuis 2009 – qu’on réunit, sans tambour ni trompette, artistes et chercheurs autour de programmes transdisciplinaires de recherche : c’est le « Laboratoire espace cerveau » de l’IAC, qui privilégie l’intuition comme moteur, les imaginaires partagés comme fondement et l’échange collectif comme mode  opératoire. « La Fabrique du Nous », une manifestation que Nathalie Ergino, la directrice de l’IAC, mûrissait lentement avec ses nombreux partenaires, s’inscrivait alors idéalement, dès le dossier de candidature, dans le programme de l’année Villeurbanne « Capitale française de la culture », un programme lui-même résolument tourné vers les habitants et la jeunesse.

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Verrière de l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne ©Blaise Adilon

On l’aura compris : Nathalie Ergino n’a pas attendu le label pour se mettre à l’œuvre, « mais celui-ci va renforcer nos actions auprès des habitants, dit-elle. Pour autant, la Fabrique du Nous n’est pas pensée comme un événement grand spectacle. C’est un événement grand public, certes, mais, pour ainsi dire, grand public de proximité ! Par ailleurs nous organisons aussi de grandes expositions pour lesquelles nous ne boudons pas notre plaisir et qui nous amènent parfois, comme pour la dernière, des revues de presse formidables. Mais pour la Fabrique du Nous, la nature de l’événement commande de privilégier le travail de terrain, nécessairement discret, plutôt que les retombées médiatiques. Et dans cette logique, nous attendons des médias qu’ils informent et fassent comprendre combien ce que nous expérimentons est différent, et comprend des enjeux différents, qu’on peut rassembler autour de la notion de démocratie culturelle. »Une durée et un lexique différents« C’est pourquoi, avec la Fabrique du Nous, j’insiste sur l’importance de l’inscription de notre travail dans la durée, poursuit Nathalie Ergino. On s’est engagé depuis longtemps à tisser une interrelation artistes-habitants qui est majeure, sans hiérarchie d’un côté comme de l’autre. Dans l’avenir, nous aimerions régler aussi notre travail sur la notion de droits culturels, qui nous conduirait à prendre en compte chez chacun des habitants que nous croisons ses propres compétences culturelles. Mais on ne va pas construire cela avec nos références aux sciences sociales et aux concepts, aussi intéressants soient-ils. Non pas que les gens avec lesquels nous voulons nous lier soient insensibles aux philosophies, mais tout simplement pour laisser le champ ouvert et libre.

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Laura Sellies, Le loup dont la queue est poussée par le vent ©Courtesy de l’artiste

« L’idée c’est d’être le plus direct possible, avec des mots les plus « appréhensibles » possibles ! C’est pourquoi il me revient, en tant que « capitaine » d’une équipe dévouée à un projet collectif, de faire attention aux formulations. De parler, par exemple, plutôt d’habitants que de publics, quand notre travail passe à l’échelle d’un territoire de proximité. Si la question c’est d’inclure, effectivement, on dira plutôt inviter à, aller vers et avec. D’où notre choix, aussi, de ce terme de fabriques.« Sans jamais nous séparer de cet impératif majeur à nos yeux, et c’est l’évidence, qui est de rester autant que possible sur cette ligne de crête : tenir la ligne artistique. Voilà la difficulté et l’enjeu de l’exercice ! »Fabrique du Nous : 2 temps forts sur les territoires et sur la voixc
Nathalie Ergino ©Blaise Adilon
Dans le cadre de Villeurbanne Capitale française de la culture 2022, l’Institut d’Art Contemporain et l’URDLA proposent deux temps forts bien distincts de la Fabrique du Nous. Du 3 mars au 30 avril : #1 Quels Territoires ? Puis, du 25 mai au 31 juillet : #2 Avec la voix.« Avec Quels territoires ?, le mot d’ordre est l’arpentage : parcourir, quadriller, éprouver et sentir le territoire par tous les moyens, précise Nathalie Ergino. Avec l’exposition sur la voix, qui convoquera des œuvres spécifiques, on s’intéressera au lien très singulier que tissent les voix. Chanter ensemble, entendre une voix, toutes ces expériences simples révèlent quantité de choses, à commencer par la présence des corps. Nous partirons donc, au mois de mai, sur la voix comme matière. Les projets artistiques des fabriques seront plus nombreux : avec la saison d’été nous serons pratiquement toujours dehors ! »
 



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