Une fête du village inoubliable… mais qui réservera bien des surprises !

Chargée du pouvoir temporel de l’Evêché de Metz pendant plus de 600 ans, Châtel-Saint-Germain est un village de vignes et de vergers avant l’ère industrielle. Le village est dominé par le Mont Saint-Germain, où se trouvent une nécropole mérovingienne du VIIème siècle et un prieuré du XIIème siècle classé Monument Historique. Profitez des nombreuses promenades et de son sentier botanique qui surplombe la vallée. La commune porte également les traces de l’histoire militaire de la région avec le groupe fortifié François-de-Guise.

Rencontre avec M. Alain Poisneuf, Ambassadeur de la commune de Châtel-Saint-Germain.

En tant que dirigeant du club de foot de l’US Châtel-Saint-Germain depuis maintenant plus de 60 ans, je peux vous dire que la préoccupation principale pour un petit club de village comme le nôtre, outre les résultats sportifs, est l’organisation de la fête du village. Un week-end festif et très attendu de tous pendant lequel le club s’investit à 100% car ce moment assure l’essentiel du budget annuel.

J’ai en mémoire une de ces fêtes, inoubliable et marquée par une succession de mésaventures, d’incidents imprévisibles et fâcheux, tous survenus le même jour et auxquels il a fallu faire face !

Pour assurer le succès de cette fête, nous avions fait un maximum de publicité. Grandes banderoles placées aux extrémités du village, rédaction d’articles de presse, annonces dans les radios locales et surtout un affichage massif dans tout le village ainsi que dans les communes voisines.

Le week-end tant attendu arriva ! Nous sommes au début des années 60 !
Tout commence un samedi matin (1er jour de la fête). Ce jour-là, j’ai reçu la visite à mon domicile et à ma grande surprise, de la gendarmerie m’informant que certaines affiches avaient été déployées sur des espaces non autorisés. De bonne foi, j’ai reconnu immédiatement les faits en m’excusant. La mairie étant partenaire de l’événement, ce petit incident a vite été oublié. Mais à cet instant, j’étais loin de m’imaginer que le week-end allait être disons-le ainsi… éprouvant !

Un peu plus tard dans la journée, nous avons fait notre traditionnel tour de camionnette dans les rues du village pour annoncer le programme des festivités aux riverains. Le président de l’époque, plein de dynamisme, était au volant, et moi-même, aux haut-parleurs afin d’informer la population des temps forts du week-end. Ce jour-là, nous avions décidé de faire un détour dans les villages voisins pour rassembler un maximum de monde.
En se rendant dans un de ces villages, nous nous sommes rapidement retrouvés dans un étroit chemin de terre puis une impasse. En voulant faire demi-tour, les roues arrière se sont retrouvées ensevelies sous une bonne couche de boue.
Pour se sortir de cette situation, je suis descendu du véhicule en essayant de le remettre sur le droit chemin à l’aide de branches placées sous les roues… quelques secondes plus tard, me voici recouvert de boue ! Le président était hilare, moi, un peu moins !

Nous avions finalement réussi à nous sortir de ce pétrin. Après un passage obligatoire sous la douche, j’ai dû me rendre à l’ouverture du bal de la première soirée dansante pour recevoir les musiciens et accueillir le public. La soirée débute, l’ambiance est à la fête, la boisson coule à flot jusqu’au moment où il a fallu ravitailler le bar en allant dans le camion frigorifique loué pour l’occasion. Problème : les clés du camion sont introuvables… panique générale. Impossible donc de ravitailler les convives qui commençaient à avoir soif !
Nous avons donc dû forcer les portes du camion avec tourne visse, marteau et pied-de-biche.

La porte s’est finalement ouverte… opération réussite pour ce qui est du ravitaillement, un peu moins en ce qui concerne la dextérité utilisée !

Au petit matin, nous avons été obligés de fermer les portes du camion au fil de fer pour éviter des vols et préserver les denrées pour le lendemain. Et comme par magie, après cet épisode insolite, les clés réapparaissent !

Le jour suivant, le camion a été ramené à l’entreprise de location avec une belle facture à payer pour les dégâts occasionnés ! 

Pour conclure, je dirais que 40 ans plus tard, nous évoquons avec plaisir cette anecdote marquante qui nous rend tout de même nostalgiques. Ce fut malgré tout magnifique, une histoire inoubliable dans la vie de notre cher club.

Source : tourisme-metz.com

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