dae defibrillateur automatique

Un défibrillateur dans ma ville

Connaissez-vous les DAE ?

Les DAE, défibrillateurs automatisés externes, sont des dispositifs médiaux. Ils interviennent dans l’aide à la réanimation de victimes d’accidents cardiaques. Ces solutions automatiques, complétées avec un massage cardiaque, permettent d’augmenter les chances de survie d’une personne en proie à un arrêt cardiaque.

Il en existe deux types :

  • Défibrillateurs semi-automatiques
    ces appareils identifient si délivrer un choc électrique est pertinent. L’utilisateur n’a alors plus qu’à presser un bouton à la demande de l’appareil.
  • Défibrillateurs entièrement automatiques
    ces appareils identifient également si la délivrance d’un choc électrique est pertinent. Ces appareils produisent le choc électrique au besoin sans intervention de l’utilisateur.

Quel que soit le type de DAE, ils réalisent le diagnostique en autonomie et embarquent une assistance vocale pour guider l’utilisateur pas à pas. Ce guidage couvre toutes les étapes, dont le massage cardiaque et le placement des électrodes. L’utilisateur du DAE est guidé pas à pas, du massage cardiaque au placement des électrodes.

Que fait un défibrillateur ?

Tel qu’expliqué sur le site de la Croix Rouge :
Dans de nombreux cas d’arrêt cardiaque, le cœur continue de battre, mais le rythme des battements est tellement anormal que les contractions cardiaques sont inefficaces et que le cœur ne peut plus assumer sa fonction de pompe sanguine : c’est la fibrillation. Cette fibrillation peut être corrigée au moyen d’un DAE, qui analyse le rythme cardiaque de la victime, avant de lui administrer, si nécessaire, un choc électrique.

Les défibrillateur automatiques obligatoires ou recommandés ?

Défibrillation Center rappelle que « le 28 juin 2018, une loi a été adoptée par le Sénat, obligeant tout établissant recevant du public (ERP) de se munir d’un défibrillateur automatisé externe (DAE) selon sa capacité d’accueil. »

Le Ministère de la Solidarité et de la Santé rappelle le décret n°2018-1186 du 19 décembre 2018, pris en application de la loi n°2018-528 du 28 juin 2018, précise les ERP soumis à l’obligation de détenir un DAE, à savoir :

  • à partir du 1er janvier 2020, ERP de catégories 1, 2 et 3 ;
  • à partir du 1er janvier 2021, ERP de catégories 4 ;
  • à partir du 1er janvier 2022, certains ERP de catégories 5.

En dehors des ERP légalement tenus de s’équiper, toute personne est libre d’installer un DAE et de contribuer à sauver des vies !

defibrillateur-center.com rappelle également que « depuis 2020, les défibrillateurs sont passés de la classe IIb à la classe III, soit la catégorie de risque la plus élevée pour les dispositifs médicaux. Cette nouvelle réglementation européenne a été publiée au JOUE (Journal Officiel de l’Union Européenne) du 5 mai 2017. »

Les défibrillateurs sauvent des vies

Tous les ans en France, ce sont entre 40 000 et 50 000 personnes qui décèdent, faute d’avoir bénéficié d’un secours impliquant les gestes de premier secours et l’administrant un choc électrique (défibrillation) dans l’attente des équipes de secours et d’aide médicale d’urgence.

Le rapport “Evaluation des défibrillateurs cardiaques automatiques implantables avec sonde(s) endocavitaire(s).” de la Haute Autorité de Santé indique qu’environ les ¾ des causes de mort subite sont liées à une tachyarythmie ventriculaire nécessitant la mise en œuvre d’une réanimation. La réanimation cardio-pulmonaire immédiate triple la survie des morts subites en fibrillation ventriculaire ; alors qu’en son absence la survie baisse de 10 % chaque minute. La survie à un mois reste actuellement de l’ordre de 2,5 % alors qu’elle est de 25 % dans les pays scandinaves. La différence s’explique par

Rapporté par Science et Avenir  :
Entre 2011 et 2013, à l’hôpital Rigs de Copenhague, sur les 521 patientes victimes d’un arrêt cardiaque, 20 patients ont été réanimés par un DAE. La survie à 30 jours est de 50% pour ceux-ci contre 19% pour ceux n’en ayant pas bénéficié. “Les DAE ne sont pas suffisamment utilisés, pourtant le taux de survie est significativement plus élevée chez les patients qui ont été défibrillés, concluent les chercheurs. Il est donc essentiel de développer le réseau de défibrillateurs dans les lieux publics et de former davantage le grand public afin qu’il sache s’en servir.” Toujours dans cet article, la Société française des infirmiers anesthésistes déplore « l’absence de défibrillateur à portée de main et le manque d’information et de sensibilisation de la population. Ainsi, en France, moins de 3 % des victimes d’arrêt cardiaque en dehors du milieu hospitalier survivent »

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