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TCRM-BLIDA auditée, un modèle à améliorer

Après cinq ans d’existence, l’association TCRM-BLIDA a fait l’objet d’une évaluation qui a porté à la fois sur ses aspects organisationnels mais aussi financiers. En synthèse, l’audit confirme un manque de vision stratégique de l’Association, une gouvernance non satisfaisante, un modèle économique non pérenne et peu piloté, ainsi que des modalités de gestion faisant apparaitre un besoin de professionnalisation. Cette évaluation a permis d’alimenter la réflexion sur les enjeux et le positionnement de l’Association dans le projet BLIDA, et plus largement de définir les orientations stratégiques du site pour les années à venir.

Si le bilan de Blida n’est pas tout noir, la route est encore longue pour assurer la pérennité du lieu et de ses missions. Le rapport met en évidence plusieurs points devant être améliorés. Parmi les points devant être revus et corrigés, deux grands axes sont présentés. D’une part l’aspect des missions et la lisibilité du projet. D’autre part l’aspect financier.

ASPECT DES MISSIONS ET LISIBILITE DU PROJET

Le rapport alerte sur “une structuration de la vision stratégique progressive et non encore finalisée après 5 années d’existence” ainsi que “une absence de feuille de route stratégique propre à l’association”. Blida se cherche, tâtonne, expérimente. C’est pourtant là la mission première du tiers-lieu : être un lieu d’expérimentation. Toutefois, accueillant des associations et des entités privées, le tiers-lieu ne pouvait pas se permettre un pilotage approximatif. Ce “flou artistique” se retrouve dans l’image et la communication de la structure. Il se retrouve de même dans ce rapport, faisant état d’ “une lisibilité du projet peu aisée” ou encore de “missions de l’association à préciser”. Difficile de distinguer Blida de Bliiida, le lieu de l’association, les adhérents des projets. Encore plus difficile d’exprimer clairement et simplement quelle est la vocation du lieu, de l’aveu même d’un membre sous la précédente direction. Concernant la direction, le rapport fait état d’ “un bureau de l’Association régulièrement incorrectement constitué”.

Dans ses grandes lignes, l’audit rapporte la nécessiter de fiabiliser la gestion financière du ters-lieu et de professionnaliser sa gestion.

FINANCES

L’aspect financier est l’une des grandes lignes de questionnement. Le tiers-lieu fonctionne essentiellement sur des fonds publics, et peine à concevoir un modèle et le pérenniser. Le rapport fait état d’ “une dépendance de l’association aux subventions publiques”. Concernant la mise à disposition de locaux, il surligne “une activité de sous-location faiblement bornée du point de vue financier”, ce point devrait être repensé à courte échéance. Plus globalement, la gestion financière d’être fiabilisée.

L’avenir de Blida

Des changements sont à venir. Une nouvelle convention sera définie entre le bailleur et l’association, une partie du site pourrait d’ailleurs être vendue, une autre dédiée à une activité de logistique urbaine.



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