bateau solis

Solis Mettensis premier bateau solaire à avoir navigué en mer sur les bras de la Moselle

Après les calanques de Marseille, le Solis Mettensis « premier bateau solaire à avoir navigué en mer », croise paisiblement sur les bras de la Moselle.

Deux panneaux solaires sont installés sur le toit de son habitacle. Le Solis Mettensis (le soleil de Metz, c’est le nom de ce bateau amarré au quai des Régates), vogue depuis 2015 sur les bras de la Moselle, de petits groupes de douze personnes à son bord. Au total plusieurs milliers de touristes par an, l’année 2020 faisant évidemment exception. « Deux tiers viennent de Lorraine et de toute la France, un tiers est étranger, surtout des Allemands, des Néerlandais, et des Américains » évalue Roby Lacusso, l’heureux propriétaire du petit navire acheté d’occasion à Marseille. Messin d’origine, ce voyageur a vu d’autres horizons avant de revenir au pays. Un lagon en Nouvelle-Calédonie, où il a vécu et embarqué des aventuriers sur un bateau à fond de verre. Puis Paris, comme stewart sur un bateau-mouche. « Ce sont d’autres mondes, raconte-t-il, mais à Metz je fais la synthèse entre mes deux passions : le patrimoine [lié à son expérience parisienne], et la nature [tant admirée en outre-mer]. »


Et le passionné de décrire le Solis, conçu en Suisse à la fi n des années 1990 : « Un bateau qui ne pollue pas, fin, léger, très maniable. On peut s’arrêter facilement pour admirer le paysage, repartir, s’approcher des oiseaux. Silencieux et à fond plat, il ne stresse pas la faune, ne fait pas de vagues, n’abîme pas les berges et les nids. » Un bonheur pour les amateurs de photos, qui, depuis le Solis Mettensis, capturent l’image des martins-pêcheurs.


Tranquillement, Roby fait passer une petite pince à ses passagers pour enlever les détritus qui fl ottent quelquefois à la surface de l’eau. Chaque année, au printemps, l’amoureux de la nature participe d’ailleurs au nettoyage des rives du plan d’eau, avec le club des Régates messines.
L’embarcation très peu énergivore possède une puissance suffi sante pour naviguer jusqu’aux limites autorisées sur la Moselle (10 km/h). Son énergie 100 % solaire lui permet une autonomie d’une douzaine d’heures en été. Les batteries peuvent être rechargées sur le réseau électrique si nécessaire. Petits déjeuners, pique-niques et apéritifs sont servis à bord, composés exclusivement de spécialités locales.


«Je travaille en circuit court», insiste Roby, qui s’approvisionne au marché couvert de sa cité préférée.

Source : metzmetropole.fr



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