psychologie marches financiers

Psychologie de marché financier

En matière de finances, deux approches d’analyse financière, visant à déterminer la direction future des marchés, s’opposent : l’analyse fondamentale et l’analyse psychologique. Si l’analyse fondamentale est un outil commun d’analyse boursière, reposant sur la considération de facteurs qui agissent sur l’activité, tant présente que future des entreprises. L’analyse psychologique, elle, propose une approche qui rompt avec les analyses techniques et les fondamentaux. Cette approche a d’ailleurs donné des lectures pertinentes et organiques des marchés ces dernières années. Sa force et son principal atout est la considération des comportement humains dans les situations économiques ; notamment en décrivant et en expliquant des comportement qui peuvent paraître paradoxaux ou irrationnels. On parle alors d’économie comportementale ou de finance comportementale. Dans tous les cas, l’analyse financière reste un ensemble de de réflexions reposant sur l’ étude de données. L’étape initiale reste l’analyse / le diagnostique ; un choix de méthode, telle que l’approche de l’analyse psychologique ; il en sera tiré des conclusions qui induiront des prises de déscisions.

La psychologie de marché propose une approche que l’on pourrait juger disruptive par rapport à la méthode d’analyse fondamentale, elle, plus conventionnelle et plus largement employée. Cette méthode d’analyse comportementale peut même sembler être contre-intuitive. Pourtant, pour ne citer qu’une démonstration, Daniel Kahneman, psychologue et économiste, a reçu en 2002 prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, usuellement surnommé « prix Nobel » d’économie, pour ses travaux fondateurs sur la théorie des perspectives, base de la finance comportementale.

La considération de l’aspect organique des marché constitue toute la force de la méthode comportementale. Si les marchés sont des outils, l’approche de la psychologie du marché financier considère une « vue satellite » de la bourse, en intégrant le paramètre humain. Dès lors, la méthode d’analyse d’abord contre-intuitive devient évidente. Puisque les acteurs sont humains, puisqu’ils peuvent agir avec excès de fougue ou de prudence, puisqu’ils peuvent prendre des mesures en amont d’annonces officielles, la considération de ces paramètres propose un modèle cohérent et raisonné.

Le Magazine Cadre & Dirigeants relate un événement faisant exemple :

En 2019, alors que Boeing, grand rival d’Airbus, annonçait qu’il suspendait en la production de son avion de ligne 737 MAX à l’aube de l’année 2020 ; les investisseurs ont réagi. Ainsi, les actions d’Airbus gagnaient 1,6 % à l’ouverture des marchés européens ; tandis que celles de Safran, fournisseur de Boeing, chutaient de 2,1 %.

Alors que les marchés voient des échanges portés par des investisseurs hobbyistes comme experts, à l’ère de l’information continue, l’aspect humain est plus que jamais à considérer. Face à une pluralité de causalités, de profils d’investisseurs, de réactions de marchés, l’aspect organique ne semble plus pouvoir être ignoré.

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