Luxembourg : “aspirateur à emploi” ?

Luxembourg

RTL.lu publie un article “Le Luxembourg, ce vampire de la Grande Région“.

“Un aspirateur à emploi”, c’est ainsi que le Luxembourg est décrit par les instances du patronat en Lorraine. L’une de leurs représentants demande la création d’une zone de transition fiscale dans le Grand Est.

RTL.lu

Différences de charges entre les entreprises françaises et luxembourgeoises

L’article met en lumière les différences de charges supportées par les entreprises françaises et les entreprises du Grand Duché. “Au luxembourg, on asphyxie pas les entreprises avec des charges”. Les entreprises portent des charges patronales et salariales. D’après un article du Figaro, reposant sur une étude de l’institut Molinari, la France est championne d’Europe des charges sociales, en seconde position juste derrière la Belgique. Le Luxembourg arrive en 24ème position sur ce barème de libération fiscale.

Différences de salaires

Point essentiel pour le travailleur frontalier, les différences de salaires entre le Luxembourg et la France peuvent être conséquentes. “Comment lutter quand une infirmière avec 15 ans d’ancienneté gagne 4.500 euros nets au Grand-Duché contre 2.200 en France ?” Ainsi, les travailleurs français représentent 46% de la masse salariale du pays

Une fiscalité perdue pour la France.

La non-imposition des salaires luxembourgeois en France offre au contribuable plusieurs centaine d’euros d’économie par an, c’est autant de perdu en fiscalité pour l’hexagone.
Actu.fr révèle que le 10 octobre 2019, un avenant amendant la nouvelle convention fiscale a été signé par le ministre des Finances et le ministre français de l’Économie et des Finances ; mettant fin à la double imposition. Les dispositions de la nouvelle convention et de l’avenant s’appliqueront aux périodes d’imposition commençant le 1er janvier 2020.

Un salarié français, célibataire, qui gagne 30 000€ annuels au Luxembourg doit payer 2.791€ d’impôt au Grand Duché. Avec la convention fiscale de 2018, il aurait aussi dû payer 286€ en France.

France Bleu

Recrutement et fidélisation du personnel

Les entreprises françaises peinent à recruter et conserver leurs salariés. Le salaire est le premier argument de recrutement et de fidélisation. En 2019, Le Point indique que 57% des entreprises en recherche de collaborateurs s’attendaient à des difficultés de recrutement.

Dans la section commentaires, les lecteurs de RTL.lu exposent leur vision

” Que les entreprises françaises commencent par payer ses salariés à leur juste valeur. “

” Le luxembourg ne doit rien à la France. Si la France était attractive professionellement et socialement parlant, on serait restés. Nous n’avons que le pouvoir de nous adapter ! Transports gratuits, congé parental, PAS DE GREVE !, bons salaires, etc….. Il y a un monde de difference. “

” L’essentiel du problème se situe en France et non au Luxembourg. Au Luxembourg les salariés reçoivent le salaire que l’économie luxembourgeoise peut offrir. En France il en est de même. pourquoi cette différence de 30%? Parce que l’économie française n’est pas assez profitable. Trop de charges, trop d’administration, trop d’ “historique” (exemple frappant la grève dans les transports publics pour maintenir un régime des pensions datant de 1945), trop de désordre (manifestations diverses et variées), centralisation excessive sur Paris, semaine des 35 heures, réticence au changement instrumentalisée par des syndicats minoritaires, …
Et pourtant ces 30% de net sont cher payés à cause des longs trajets pour se rendre sur le lieu de travail et demandent pas mal d’adaptations , …
Mais le Luxembourg doit bien avouer qu’il peut embaucher du personnel dont la formation ne lui a rien coutée. Et même souvent du personnel hautement qualifié sans lequel l’économie luxembourgeoise ne pourrait pas fonctionner ni s’adapter aux changements. Et ceci mérite réflexion. “

Il existe des différences entre le fonctionnement des Etats et des entreprises françaises et luxembourgeoises. Le salaire, plus attractif au Grand Duché est la première motivation des frontaliers, tant en matière d’embauche que de fidélisation. Pour stopper ce qui a été qualifié d’ “hémorragie”, la France et la Région Grand Est en particulier doivent pouvoir se montrer compétitives. A défaut, Thionville, Metz, Nancy et Épinal prévoient une baisse de 400 000 actifs occupés d’ici à 2030.



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