Les vitraux de Jean Cocteau mis en lumière par Atlas Obscura

Atlas Obscura Vitraux Jean Cocteau

Atlas Obscura, guide de voyage américain proposant le “guide définitif des merveilles cachées du monde”, fit figurer les vitraux de Jean Cocteaux de l’Eglise Saint-Maximin de Metz dans sa sélection.

Christian Schmitt nous conviait à la découverte de l’artiste Jean Cocteau et de ses œuvres

BIEN QUE L’ÉGLISE SAINT-MAXIMIN DATE du 12ème siècle, que l’édifice soit banal pour une église médiévale européenne. Il en est tout autre pour ses remarquables vitraux, conçus par l’artiste avant-gardiste Jean Cocteau.

En 1960, Cocteau reçoit la commande de créer les 24 vitraux de l’église Saint-Maximin. Ce n’était pas le premier effort créatif de l’artiste, écrivain, poète et cinéaste au sein d’une église (il avait peint des peintures murales de la vie de saint Pierre sur une chapelle de Villefranche-sur-Mer) mais c’était sa première fois à travailler avec le vitrail. Ce serait aussi sa dernière fois, car ce serait le projet final de la fin de sa vie.

Cocteau a conçu les fenêtres autour du thème de l’immortalité, bien que le message de chaque image ne soit pas immédiatement clair. L’œuvre est abstraite et son cubisme et ses teintes bleues ont été comparés à Chagall et Picasso, tous deux contemporains de Cocteau. Les figures humaines sont déchiquetées et primitives comme des peintures rupestres, tandis que les plantes et les vignes tourbillonnent organiquement à travers les scènes de vitraux. Une figure que Cocteau comparée à un «chaman» atteint vers le ciel.

Les fenêtres ont initialement suscité la controverse, car elles étaient beaucoup plus expérimentales que les vitraux de la plupart des églises catholiques, qui présentent généralement des représentations baroques d’événements bibliques. Aucune des images sur les fenêtres de l’église Saint-Maximin n’est même ouvertement chrétienne, mais le projet est venu juste après que Cocteau soit revenu au catholicisme dans les dernières années de sa vie. Sa spiritualité était cependant très ouverte et il était fasciné par le rôle du mythe dans la religion. Il a imaginé l’espace de l’église comme une porte par laquelle passer du profane et du quotidien à la beauté divine, et a conçu ses vitraux pour faciliter une telle expérience.

Source : Atlas Obscura



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