FAMETZ – Robert Schuman

La Métropole fameuse, ses figures sont famous.
Tous les mois, Metz Métropolitain vous propose de découvrir une personnalité qui a marqué l’agglomération messine.

Robert Schuman, né le 29 juin 1886 à Luxembourg et mort le 4 septembre 1963 à Scy-Chazelles (Moselle), est un homme d’État français. Sous-secrétaire d’État pendant la Troisième République, ministre pendant la Quatrième République, notamment des Affaires étrangères, puis président du Conseil des ministres à deux reprises, Schuman exerça par ailleurs les fonctions de président du Parlement européen.

Il est considéré comme l’un des pères fondateurs de la construction européenne aux côtés de Jean Monnet, Konrad Adenauer, Johan Willem Beyen, Paul-Henri Spaak, Joseph Bech et Alcide De Gasperi.

Le jeune Robert Schuman fréquente l’école primaire et secondaire (l’Athénée) dans la capitale du Grand-Duché, où il apprend notamment le français (sa première langue étant le luxembourgeois, sa deuxième l’allemand standard). Puisque le diplôme luxembourgeois n’est pas reconnu en Allemagne, il passe, en 1904, son Abitur (baccalauréat) au lycée Impérial de Metz, alors ville allemande.

Robert Schuman vit douloureusement la mort de sa mère en 1910. N’ayant plus ni père ni mère, le jeune homme songe un moment au sacerdoce avant d’y renoncer sur les conseils d’un ami. Il poursuit alors ses études supérieures de droit en Allemagne à Bonn, Berlin, Munich et Strasbourg, puis ouvre un cabinet d’avocat à Metz, en juin 1912. Parallèlement à ses études, il s’investit à la Conférence Olivaint dont il demeure un fidèle compagnon de route.

En 1913, il préside la partie francophone du grand rassemblement laïc catholique, le Katholikentag, tenu à Metz.

Un an plus tard, la Première Guerre mondiale éclate. Bien que réformé en 1908 pour raisons médicales, il est incorporé comme simple soldat en 1914 et affecté en 1915 à l’administration territoriale (Kreis) à Bolchen (aujourd’hui Boulay, Moselle).

En novembre 1918, l’Alsace et la Lorraine redeviennent françaises et Robert Schuman devient membre de la commission municipale de Metz.

Devenu citoyen français de fait par le traité de Versailles, candidat de l’Union républicaine lorraine, il entre en 1919 au Parlement comme député de la Moselle. Il le restera jusqu’en 1940.

Il est membre de la Commission de législation civile et criminelle de 1919 à 1929 et de 1939 à 1940, de la Commission d’Alsace-Lorraine de 1919 à 1940, secrétaire de cette commission de 1920 à 1927, vice-président de 1927 à 1929, président de 1929 à 1936. Lors des débats à l’Assemblée sur l’abolition du droit local en 1923, il milite pour le maintien du Concordat. À partir de 1936, il siège au conseil général de la Moselle pour le canton de Cattenom.

La Moselle est annexée en 1940 par le Reich nazi, intégrée au Gau Westmark — dont le chef-lieu est Sarrebruck —, et Robert Schuman, réfugié sur ses terres lorraines, est arrêté par la Gestapo et mis au secret dans la prison de Metz, avant d’être transféré à Neustadt (actuelle Rhénanie-Palatinat) le 13 avril 1941, grâce à un allègement des conditions de détention obtenu par Heinrich Welsch.

Durant son assignation en résidence surveillée, il s’entretient avec ses visiteurs en luxembourgeois, de façon qu’on ne puisse pas suivre ses conversations.

Sous la IVe République, il retrouve son siège de député de la Moselle de 1946 à 1962.

Il est Ministre des finances en 1946 dans le gouvernement Bidault, puis devient président du Conseil des ministres fin 1947 (MRP), puis ministre des Affaires étrangères (1948-1952)11, il est l’un des grands négociateurs de tous les traités majeurs de cette période marquée par le début de la Guerre froide en Europe et la nécessité d’organiser l’Europe de l’Ouest sur les plans politique, économique et militaire avec l’aide des États-Unis (Conseil de l’Europe, pacte de l’Atlantique nord, CECA, etc.).

Son collaborateur et ami Jean Monnet lui fait part de l’urgente nécessité pour la France de se faire un allié de l’Allemagne et rédige un projet destiné à initier une fédération européenne. Ayant fait accepter le projet en un temps record par les ministres des Affaires économiques du Royaume-Uni, des trois pays du Benelux et de l’Italie réunis dans le plus grand secret à Paris le 8 mai, puis par Konrad Adenauer auprès de qui il a dépêché un émissaire spécial et enfin par le gouvernement Bidault en conseil des ministres le 9 mai en fin de matinée, Robert Schuman concrétise l’initiative en proposant par sa déclaration du 9 mai 1950, de placer la production franco-allemande du charbon et de l’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe. Le plan Schuman entraîne la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) qui est à l’origine de l’actuelle Union européenne.

Robert Schuman se retire de la politique en 1962, et retrouve sa maison de Scy-Chazelles. Pendant les derniers mois de sa vie, il s’intéresse à l’actualité politique et européenne même s’il prend la décision de ne pas intervenir publiquement.

Schuman s’éteint à soixante-dix-sept ans le 4 septembre 1963 à son domicile de Scy-Chazelles près de Metz.

source : wikipedia



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