Jeunest

#CINEXPERIENCESDEJEUNESSE Les yeux – Naël Zaiti-Ruelle + Je me souviens – Retour à Calais – Mickael Stibling

Les yeux est
un (très) court-métrage réalisé par Naël Zaiti-Ruelle, âgé de 20 ans et né à
Strasbourg.

Son film a été tourné en juillet 2019 et a été
diffusé pour la première fois en janvier 2020. Il a reçu le coup de pouce d’expériences
de jeunesse en mars 2019.

Naël étudie la philosophie à Paris VIII et est un aspirant
réalisateur ambitieux. Il a pour projet d’entrer à la Fémis, et n’en est pas à
son coup d’essai avec ce court-métrage, puisqu’il a déjà réalisé des clips en
amateur.

Il s’agit là d’une étape professionnelle importante
pour Naël. Il a pu ainsi travailler pour la première fois avec une vraie équipe
de tournage.

« S’en tenir à un budget, devoir travailler en
équipe, alors qu’on débute tous, et surtout ma première utilisation de la
pellicule, ça nous a causé beaucoup de difficultés, d’où la très courte durée
du film. »

En effet, le court-métrage était destiné à durer plus
longtemps, mais Naël a su s’adapter et proposer une nouvelle dimension à ce
dernier : « une expérience sensorielle, rythmée par des couleurs à
outrance à la limite du surréalisme. »

Les yeux est le fruit de son inspiration pour le cinéma fantastique, le maniérisme horrifique de Dario Argento et l’esthétique du Giallo italien. On peut y voir également un clin d’œil à Enter the void de Gaspar Noé.

En 2016, Mickael Stibling, 30 ans
de Thionville, diplômé des sciences de l’information et de la communication, se
rend à la « Jungle de Calais » où il va y rester une année entière.
Dans une démarche documentaire, il témoigne de la crise humanitaire de l’espace
européen en photographiant la réalité du camp de migrants. En parallèle de cela,
il a travaillé, grâce à l’association Vie Active, à « l’accueil de jour des
personnes migrantes » du centre Jules Ferry où il a rencontré Shabab et
Ejaz, les protagonistes du film, avec qui, il a pu tisser des liens humains
très forts.

Pour son film Je me souviens – Retour à Calais,
Mickael a voulu retrouver ces personnes en 2019 afin de « raconter dans
toute leur complexité, dans toute leur humanité, ces histoires de migrations,
ces parcours d’intégrations ».  Son
film a été soutenu dans le cadre d’Expériences de Jeunesse cette même année.

Par le biais de ce court-métrage
documentaire, le réalisateur souhaite « contribuer à changer les regards
et les représentations sur les migrations et sur la figure actuelle du
migrant » et ainsi contrer les préjugés et idées reçues qui sont trop
présents selon lui lorsqu’on parle de l’immigration.

En retournant à Calais, Mickael a pu voir que la situation des exilés était encore plus difficile qu’en 2016. Il considère que « négliger des droits humains, qu’on le veuille ou non, c’est tirer un trait sur l’humanité de tout le monde ». Ce court-métrage est le projet le plus ambitieux de Mickael Stibling à ce jour. Il a pu le concrétiser grâce à l’association Nos Tribus, plus particulièrement avec l’aide du réalisateur Yacine Helali et celle de Florian Tonnon. C’est aussi des membres de cette association qui ont parlé à Mickael de la subvention Expérience de Jeunesse sans laquelle le projet n’aurait sûrement pas abouti d’après lui. En effet, ce dispositif lui a permis de s’« inscrire dans une dynamique créative et collective, une véritable aventure humaine ».

Article rédigé par les Volontaires en Service Civique accueillis à la Région Grand Est.

Publication originale intégrale : jeunest.fr



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