Aides Stop Loi 1970

AIDES contre la loi 1970 [#STOPLOI1970]

L’association AIDES se mobilise ce mois de janvier contre la loi 1970. L’association demande que la réduction des risques soit au cœur des politiques des drogues.

Créée en 1984, AIDES est la première association de lutte contre le SIDA et les hépatites en France et en Europe. Elle est reconnue d’utilité publique et labellisée “don en confiance” par le Comité de la Charte. AIDES agit depuis 30 ans avec et auprès des populations les plus vulnérables au VIH/sida et aux hépatites pour réduire les nouvelles contaminations et accompagner les personnes touchées vers le soin et dans la défense de leurs droits. Plus globalement, l’association joue un rôle majeur dans l’amélioration de la prise en compte des malades dans le système de santé en France, l’évolution des droits des personnes vulnérables et la lutte contre les discriminations. Ses principes : respect, indépendance, confidentialité et non-jugement.

Des politiques des drogues inefficaces et dangereuses

Pour AIDES, les politiques actuelles à l’encontre des drogues s’avèrent inefficaces et dangereuses. Depuis 50 ans, la loi de 1970 régit en France les politiques des drogues. Pour l’association, les mesures répressives à l’encontre des usagers-ères fleurissent, sans pour autant que la consommation ou le trafic de drogues ne diminue. Pourtant, la France, par ailleurs zone de transit privilégiée de substances illicites, reste aujourd’hui parmi les plus grands consommateurs de cannabis en Europe, elle est troisièmes concernant la cocaïne. Toujours selon AIDES, en 2020, la mise en place de l’amende forfaitaire délictuelle pour usage de stupéfiant ne fait que renforcer ce principe de « tout répression », éloignant encore un peu davantage les consommateurs-rices de la réduction des risques : isoler les consommateurs-rices, les pousser à se cacher, c’est les mettre en danger.

Au-delà de l’inefficacité flagrante de ces politiques, celles-ci s’avèrent dangereuses pour les consommateurs-rices, toujours plus réprimés-es, stigmatisés-es, et cela freine l’accès aux dispositifs de prévention, d’accompagnement et de soutien.

Aurélien Beaucamp, Président de l’association AIDES

AIDES souhaite accompagner plutôt que réprimer

Dès le début de l’épidémie de SIDA, les personnes usagères de drogues ont été particulièrement exposées au virus et la maladie : la transmission par le sang via le matériel d’injection ou de sniff, était fréquente. Comme les personnes migrantes ou homosexuelles. L’association précise que les usagers-ères, déjà largement stigmatisés-es, ont été encore davantage discriminés-es, exclus-es des soins, et ont payé un lourd tribut à l’épidémie. Ainsi, AIDES accueille et accompagne les personnes usagères de drogues dans un principe de non-jugement et de réduction des risques depuis sa création en 1984. Aujourd’hui encore, 2 % des nouvelles découvertes de séropositivité sont liées à une transmission du virus due à un usage de drogues et la prévalence de l’hépatite C chronique est d’environ 30 % chez les usagers-ères de drogues injectables. Face à ces chiffres, les militants-es de AIDES agissent quotidiennement dans les 29 CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des Risques des Usagers-ères de Drogues) gérés par l’association.

La campagne de AIDES

Pour dire STOP à la loi de 1970 qui stigmatise, isole et met en les usagers-ères de drogues, AIDES dévoile ce 5 janvier 2020 une campagne de communication pour informer et alerter sur les effets néfaste de cette loi. Avec deux visuels forts, l’association rappelle que derrière l’étiquette « drogué-e », il y a des personnes, des identités propres que la politique actuelle nie et met en . Ces visuels seront accompagnés durant tout le mois de janvier de vignettes informatives sur les effets de la loi de 1970, diffusées massivement sur les réseaux sociaux. Le #STOPLOI1970 inondera les réseaux pour qu’enfin, ce cadre répressif soit remis en question.



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