FAMETZ – Raymond Mondon

La Métropole fameuse, ses figures sont famous.
Tous les mois, Metz Métropolitain vous propose de découvrir une personnalité qui a marqué l'agglomération messine.

Raymond Mondon, né le 8 mars 1914 à Ancy-sur-Moselle et mort le 31 décembre 1970 à Metz, est un homme politique français. Il est maire de Metz de 1947 à 1970 et occupe deux postes ministériels en 1955 et en 1969-1970.

Raymond Mondon est le fils unique de vignerons installés en Alsace-Lorraine, alors dans l'Empire allemand. Il devient Français, de fait en 1919 à l'âge de 5 ans. Élève chez les jésuites du collège Saint-Clément, il obtient son baccalauréat en 1931 et poursuit ses études à la faculté de droit de Nancy où il obtient une licence. En janvier 1934, il est arrêté avec vingt-cinq autres personnes à Nancy lors d’une manifestation des Ligues contre Stavisky, pour tapage et attroupement sur la voie publique.

Mobilisé comme lieutenant d’infanterie durant la Seconde Guerre mondiale, il est sérieusement blessé en juin 1940, puis fait prisonnier, avant d’être libéré en décembre de la même année. Reçu au concours de la magistrature un an plus tard, il est nommé juge d'instruction à Saint-Mihiel en résistance sous le pseudonyme de Rudemonde. Le 8 juin 1944, il échappe une première fois à la Gestapo. Obligé de quitter la Meuse pour Paris, il est à nouveau arrêté et torturé. Le 25 juin suivant, il échappe au dernier train qui s’apprête à partir pour Dachau.

Le 19 octobre 1947, Raymond Mondon, alors âgé seulement de 33 ans est élu maire de Metz. Sa devise pour sa ville est : « Voir grand pour demain ». Il est réélu au premier tour à chaque consultation électorale qui s’apparente dans son cas à un plébiscite renouvelé des Messins et demeure en poste jusqu'à sa mort. Deux faces opposées caractérisent son action : d’une part la modernisation économique de la ville, de l’autre, l’échec patent de la rénovation urbaine. En effet, ses choix urbanistiques, délibérément tournés vers la « modernité » d'alors, sont aujourd'hui contestés.

De 1949 à 1970, Mondon est également élu au conseil général de la Moselle dans le canton de Metz-Ville.

En 1969, Mondon soutient la candidature à la présidence de Georges Pompidou qui, en récompense de sa loyauté, le fait entrer au gouvernement de Jacques Chaban-Delmas comme ministre des Transports, le 20 juin 1969. Il adhère alors au projet de « Nouvelle société » de Chaban. En tant que ministre des Transports, il lance les études portant sur une liaison ferroviaire rapide entre Paris et Strasbourg, devant profiter des travaux d'infrastructure de la future autoroute A4 qui passera finalement par Metz, fief électoral de Raymond Mondon.

Il reste ministre, maire de Metz et conseiller général de la Moselle jusqu'à sa mort, qui survient le 31 décembre 1970, des suites d'un cancer. Au cours de ses funérailles le 4 janvier 1971, la tristesse de Chaban-Delmas est palpable dans son éloge funèbre lequel émeut l’assemblée et tous les Messins réunis une dernière fois autour de leur ancien maire. Un rond-point à l’entrée de Metz et à proximité de la sortie Metz-Centre de l’autoroute A31 porte le nom de place Raymond-Mondon. L'Institut Raymond Mondon est une association créée en 2011 dans le but de perpétuer la mémoire de l'ancien maire de Metz et de contribuer à la recherche sur l'histoire contemporaine de la ville.

source : wikipedia